[RECUEIL] Les p'tits gris de Nakira

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[RECUEIL] Les p'tits gris de Nakira

Message par Nakira le Jeu 13 Sep 2012 - 22:28

Bienvenue dans mon humble recueil (et Dieu sait que je suis humble). Ici seront recensé tous mes textes courts en rapport avec Halo.
Ce n'est pas grand chose, et il sont peu nombreux, mais je tiens à avoir un petit endroit sympa avec des trucs à moi :3

Voici donc un sommaire avec toutes mes créations dans le domaine de la création. Vous trouverez aussi des liens vers mes "grosses" fanfictions.

Enjoy, et n'hésitez pas à commenter, ça fait toujours plaisir Wink





Et si John n'était pas sorti à temps du Pillar Of Autumn ?




Cette fanfiction à été écrite à l'occasion du projet communautaire (toujours actif) "Et si..." qui consiste à écrire une partie de l'histoire de Halo en retirant un élément fondamental au bon déroulement du scénario. Voici donc une version racontant ce qui se serait passé sur la station Le Caire si John n'était pas sorti à temps du Pillar Of Autumn à la fin de Halo: CE.



Alors que je marchais au milieu
des flammes de l’enfer, enchanté
par les plaisirs du génie...


      Miranda Keyes avançait calmement dans les couloirs obscurs de la Station Le Caire. Une grande station orbitale, rempart infranchissable de la Terre. Il faisait très frais dans ce long dédale de chemins entrecoupés par des portes mal fermées. Rien ne l’apprêtait à ce qui allait suivre. Elle ne s'attendait à rien de ce style. Elle s'attendait uniquement à recevoir sa croix des colonies.
      Elle était justement sur le chemin, cherchant désespérément quelqu'un du regard. A chaque embranchement elle regardait à droite, puis à gauche, puis finalement, déçue, elle passait son chemin.
      Son père, Jacob, était mort il y a de çà trois mois. Il avait donner sa vie pour sauver le Pillar Of Autumn, il avait diriger des opérations suicides, sauver des centaines d'hommes et finalement, était mort au combat, contaminé par le Flood. Elle n'en n'avais jamais vu, mais face à sa promotion, elle allait devoir aller au combat. Ces abomination la repoussait rien que d'entendre leur nom, et une haine sans limite l'envahissait également, repensant à son père. Mort. Mort...
      Autre croisement, autre déception.
      Elle continua d'avancer calmement, sentant cependant un mélange d'appréhension, de stress et de frustration élire domicile dans son esprit. Elle repensa à l'autre homme. Enfin, sur-homme, qui avait éventrer la carcasse de son père -alors sous forme contaminée- pour en sortir des informations. Informations qu'il utilisa pour faire sauter le plus prestigieux vaisseau de l'UNSC après le mythique Spirit Of Fire. La légende de ce vaisseau, nourrie par sa survie, et par sa dernière action, à fait le tour des colonies survivantes humaine. L'explosion de ce vaisseau était une immense fierté, un grand événement. C'était également la fin du dernier espoir. Les deux plus important personnages étaient morts. Cortana et John-117, dernier Spartan de l'univers, avaient péri dans cette explosion. A cause de son père. A cause des informations qu'il aurait dû détruire. A cause de ces codes de sécurité.

      Finalement, à aucun croisement elle ne le vit.

      Ce n'est qu'arriver à destination qu'elle le vit enfin. Le seul rescapé du halo. Le dernier vivant à avoir foulé un Halo, arme dévastatrice et centre d’intérêt religieux pour ceux qui sont considérés comme les plus grand ennemis de la race humaine et même comme ses destructeurs : les Covenants.
      Certes ils n'avaient pas encore trouvé la Terre, mais dès qu'ils l'auront aperçue. Dès l'instant même où il l'auront vue, ce sera la fin. La fin de l'espèce humaine.


      Johnson était arrivé dix minutes plus tôt et attendait Miranda avec hâte. En réalité il avait hâte d'en finir avec cette remise de médaille. Soudain elle arriva, prêt de lui. Elle lui sourit et lui, après avoir retiré son éternel cigare de sa bouffe, le lui rendit.
      -On y va m'dame ? S'exprima t-il avec un ton charmeur.
      -Avec plaisir ! Répondit t-elle en ricanant, touchée par le ton de cet homme si charismatique.
      La porte s'ouvrit avec fracas laissant sortir des caméras volante, sifflant l'air à la recherche des deux futurs médaillés.
      -Je croyais qu'il n'y aurais pas de caméra. Marmonna Miranda à Johnson, intimidée.
      -Et moi je pensais être présentable. Répondit t-il ironiquement en voyant des marines le dévisageant, lui et sa tenue noire, symbole de deuil.
      Ils avancèrent calmement jusqu'au centre de la pièce alors que des applaudissement les acclamaient tout deux. Une fois en face du général, il se mirent au grade-à-vous.
      -Soldats, nous sommes heureux de vous revoir.
      Un homme s'approcha et souffla quelque chose au général. Ça semblait être grave. Il se tourna alors vers un socle d'où un symbole d’Intelligence artificielle clignotait.
      -Allez-y Oppy.
      Une voix robotique sortit des enceintes disposés sur le socle.
      -Des mouvements ont été détectés prêt de Io. Des sondes ont été activées, puis détruites.
      Le général se tourna vers ses deux hôtes en s'excusant
      -Désolé, mais il va falloir abrégé.
      Il se retourna et saisi quelque chose dans une boite tapissée de velours rouge. Sans se retourné il commença son discours.
      -Sergent. La croix des colonies vous à été décerné pour vos actes exemplaires. Pour un soldat de l'UNSC, c'est le plus grand honneur.
      Il se retourna à nouveau et saisit une autre médaille.
      -Commandent Miranda Keyes. Les actes de votre père étaient dans la droite ligne de la plus grande tradition militaire. Sa détermination dans un combat perdu d'avance l'honore, lui et l’ensemble du corps de l'UNSC. La Marine a perdu un grand commandant.
      Il déposa la médaille dans le creux de la main de Miranda. Celle ci avait les larmes aux yeux, ne sachant quoi dire. Elle repensa à son père, aux souvenirs qu'elle avait avec lui quand soudain une alarme retenti dans le vaisseaux. Oppy prit la parole.
      -Rupture spatio-temporelle près du réseau de défense.
      -Faites voir. Déclara le commandent.
      -15 vaisseaux amiraux. Hors de portée.
      Une voix radio déclara par la suite d'envoyer toutes les forces sur les vaisseaux amiraux. Le général trouva plus utile d'annuler l'ordre et de constituer une défense autour du réseau. Puis il se tourna vers Miranda, lui ordonnant de retourner à son vaisseau et de rejoindre la flotte.

      Une fois en dehors de la salle, elle se dirigea en tout premier lieu vers une caisse d’arme d'où elle prit un fusil de combat. Elle vérifia le chargeur puis l'arma. La voix de Johnson retentit dans le couloir bruyant.
      -Allez bande de mauviette ! On va pas laisser ces putain d'aliens nous pourrir la face ! Explosez-les !
      Miranda ne put s’empêcher d’émettre un petit sourire d’amusement. La vulgarité et la répartie de Johnson faisait toute sa popularité. Il changeait radicalement de ton avec les femme : un vrai gentleman.

      Soudain un grand tremblement vint ébranler la station. L'alarme retentit de plus belle et la majorité des portes menant aux parties essentielles de la station s'étaient verrouillées.
      -Des vaisseaux d'abordage Soupira Miranda.
      On pouvait déjà entendre des tirs et des cris dans toute la structure. Ils arrivaient de partout.
      Dehors, on pouvait également voir des combats titanesque entre les petits vaisseaux humains et les gigantesque vaisseaux amiraux Covenant. La bataille était perdue d'avance.
      Miranda se dirigea alors vers le garage le plus proche afin de prendre un pélican pour rejoindre l'In Amber Clad. C'était sans compter sur les Covenants. Ils avaient déjà envahi la station.
      Elle courrait maintenant, et s'arrêtait parfois pour tirer sur les Covenants imprudents qu'elle croisait de temps en temps. Elle se retenait de provoquer les Élite qui, elle le savait, ne la lâcherait pas. Ainsi elle traversait le vaisseau.
      Elle arriva enfin dans un garage où un pélican utilisable reposait. Cependant le combat faisait rage ici. Elle descendit rapidement les escalier et commença à épauler les marines présents. Tirant avec acharnement sur ces Extra-terrestres belliqueux et repoussant. Elle espérait pouvoir les exterminer le plus vite possible, sans penser aux soldats qui tombait l'un après l’autre à ses côtés.
      Les tirs de plasma bleutés fusaient l'air, accompagnés des verts qui brûlaient la peau. Ce qui n'arrangeait pas le reste était la tenue de Miranda, tenue de cérémonie blanche. Elle n'était absolument pas protégée, ce qui la rendait encore plus sceptique quant à l'issue du combat. Les renforts Covenants arrivaient de partout, mais pas des vaisseaux d'abordages collés aux vitres. Alors elle eu l'idée qui allait peut être changer l'issue du combat.
      Elle laissa les Marines seuls quelques instants et fit demi-tour. Elle commença à verrouiller chaque porte, l'une après l'autre, espérant ne pas se faire repérer. Elle était la plus discrète possible. Il y avait quatre portes d'accès au garage. Une derrière les marines qui était déjà verrouiller, celle, en hauteur par laquelle elle était arrivée et deux, symétrique aux premières, du côté Covenant.
      Elle s’avança alors très doucement vers les boîtiers de commande des portes, qui se trouvaient à côté de chacune d'elles, passant derrière les caisses afin de ne pas se faire repérer.
      -Tu te cache ! Lâche femelle ! Grogna une voix non humaine.

      Johnson aboyait des ordres injurieux aux marines dont il avait la responsabilité. Il avait déjà nettoyer deux garages et une salle de repos avec ses vingt fidèles soldats et sa mitrailleuse portative. Il arrivait à un troisième garage dont les deux entrées principales étaient verrouillées. Il s’approcha du moniteur de contrôle, l'air blasé.
      -Bon alors putain d'enfoiré, tu va t'ouvrir.
      Il tapota un code à six chiffres sur le pad prévu à cet effet. Mais malgré tout, la porte ne s'ouvrit pas.
      -Putain elle à été bloqué avec un code rouge. S'énerva t-il.
      Il abattit son poing fermé sur le boîtier, ce qui eut pour effet de le détacher de son emplacement. La porte ne s'ouvrit pas mieux. Il réfléchit quelques instants avant de se rendre à l'évidence et de décider de la marche à suivre.
      -Bon allez bande de tapettes ! On fait le tour, avec un peu de chance c'est toujours ouvert ! On nous a demander de nettoyer le vaisseau, on le fera : on videra le sang violet de ces enfoirés jusqu'à la dernière goutte ! N'est-ce pas Marine !
      -Sergent, oui Sergent !
      -En avant !
      Et la troupe de soldat se dirigea d'un pas pressant vers l'autre bout du couloir. Le garage devait être nettoyer, c'était leur devoir. Et Johnson était là pour le leur rappeler Il arrivèrent quelques secondes plus tard à un angle d'où on entendait des tirs fuser.
      -Bon, cette porte est ouverte. A mon signal on entre et on butte tout le monde ! Compris ?!
      Tous hochèrent la tête. Le Sergent leva trois doigts en l'air, à l'attention des marines derrière lui.
      Il en abaissa un.
      Le cliquetis des armes dans les mains des marines ses faisait entendre. Il avaient tout fini de recharger.
      Il en abaissa un second.
      Tous se mirent en position de départ en flèche, les jambes fléchies, l’arme en passif, la doigt sur la détente. Une voix retentit dans la salle, plus proche que ce qu'ils pouvaient penser.
      -Tu te caches ! Lâche Femelle !
      Il abaissa le troisième.

      Deux minutes plus tard, plus aucun Covenant n'était présent dans les environs. Miranda était déjà prête à ouvrir la soute du Pélican quand une voix s'écria dans le hangar :
      -Le Malte à déjà repoussé l'attaque !
      Miranda s'approcha de Johnson, près de la fenêtre. Elle pouvait clairement observer la station orbitale du Malte, un peu plus loin, dont les vaisseaux Covenant s'éloignaient petit à petit. De plus en plus loin. Calmement. La radio de Johnson se fit entendre
      -J'y crois pas. On a gagné ! On a
      Il ne put finir sa phrase. Il y eut un flash lumineux, se reflétant dans les yeux vitreux de Miranda. Pas un bruit. Quand le flash devint moins éblouissant, on put voir d'abord des morceaux de métal froid se détacher lentement de la structure. Comme absorbés par une force extérieur. Pas une flamme. Peu à peu, il n'y eut plus aucune lumière, mais les débris ne cessaient de se multiplier. Ils flottaient dans le vide, partant dans tout les sens, sans raison apparente. Certains tombaient lentement sur la planète bleue, en arrière plan, sans se presser. Les océans rappelaient la beauté éphémère de cette planète. Le bleu deviendrais rouge. Le rouge deviendrais verre. On sentait la fin venir.
      -Oppy, analyse. Ordonna la voix du Général dans la radio de Miranda.
      -Analyse en cours... répondit la voix robotique féminine. L'explosion était interne. Une bombe.
      -Merde, ces enfoirés sont venus avec une bombe, siffla Johnson entre ses dents.
      Deux minutes.
      Miranda tourna la tête vers cet homme dépité qui se tenait à côté d'elle, debout. Rien à faire, pensait-elle. S'il y a une bombe à bord du Caire, c'en est fini de nous. La zone est trop vaste pour être ratissée et la bombe était certainement bien gardée. La seule solution était d'évacuer. Au plus vite.
      Elle parcourra la salle des yeux et son regard glissa des caisses au pélican. Sans plus réfléchir, elle se dirigea vers celui-ci. Une fois à la hauteur de la soute, elle l'ouvrit entièrement. De prime, le pélican avait l'air en bon état.
      De prime abord.
      Une minute trente secondes.
      Johnson avait vu Miranda s'approcher du Pélican d'un pas pressant. Il entreprit de lui parler et la rejoint. Une fois dans la soute, il pu voir le regard dépité de la jeune femme. A la fois triste et emplie d'ironie. Ceux-ci étaient dirigés vers l'écran de contrôle dans le coin gauche de l'embarcation. Un voyant rouge clignotait sans bruit sur ce qui représentait l'aile gauche du véhicule. Il sortit de cet espace confiné et observa la situation.
      Un moteur était décroché. Or sur les pélicans actuels, une sécurité empêchait tout appareil de décoller si une pièce vitale manquait. C'était le cas. Il ne restait plus qu'un minute trente.
      Tout se passa très vite ensuite, Miranda entreprit de trouver un moteur dans les caisses de réparations et de pièces de secours qui se trouvaient non loin d'elle.
      Une minute quinze.
      Johnson fit signe aux marines d'entrer prestement dans le pélican en attendant le décollage. Pendant ce temps, il scella définitivement les portes du hangar pour plus de sûreté. Les quelques marines passant dans le couloir furent invité à rejoindre le pélican. Il ne pouvait pas faire mieux.
      Une minute.
      -Regardez, ils s'éloignent de d’Athènes... annonça une voix dépitée.
      Miranda se surprit à verser une larme. Johnson regarda par la fenêtre à ces mots. Les autres marines également.
      Cinquante secondes.
      Une autre explosion silencieuse. Plus éloignée, plus sombre, plus triste. Plus meurtrière et déprimante. Miranda soignait son travail comme elle le pouvait. Elle avait trouvé une pièce de rechange et avec l'aide de Johnson, elle commença à connecter les fils entre eux, afin de relier le moteur aux commandes du pélican.
      Quarante secondes.
      Elle saisit une visseuse et fixa solidement le moteur à l'aile par ses attaches. La tache rouge cessait de clignoter sur l'écran de contrôle. Elle descendit de la caisse à tout vitesse et, dans un accès e maladresse, elle trébucha.
      Trente secondes.
      Johnson la rattrapa à temps et la releva. Il plongea ses yeux dans les siens. Tout était calme. Les deux êtres humains délectait ce moment, plein de saveurs, de fraîcheur, un vent nouveau et doux. Miranda sentit un phénomène étrange se produire en elle. Elle éprouva une sorte de démangeaison à la racine des cheveux, sa respiration s'accéléra. Elle n'était jamais montée sur des montagnes russes ou quelque chose de semblable ; sinon elle aurait reconnu ces sensations dans sa poitrine : un mélange d'excitation et de frayeur. Elle n'avait pas la moindre idée de ce qui lui arrivait. La sensation se prolongea, s'intensifia et se modifia, à mesure que d'autres parties de son corps se trouvaient affectées. C'était comme si on lui avait donné la clé d'une grande maison dont elle ignorait l’existence jusqu'à présent, une maison située à l'intérieur d'elle -même et, alors qu'elle tournait la clé pour pénétrer dans l'obscurité de cette demeure, elle sentait d'autres portes s’ouvrir, et des lumières s'allumer. Dans les bras de Johnson, elle trembla et osait à peine respirer, tandis que Johnson ouvrit la bouche lentement, comme entraîné par le flot de sentiments nouveaux.
      -Miranda...
      Il s'approcha doucement de la bouche de la jeune femme.
      A son regard, il vit qu'elle avait compris immédiatement son intention, et qu'elle était trop heureuse pour parler. Les doigts de Miranda vinrent instinctivement s'entrelacer dans ceux de l'Homme en face d'elle.
      Ils n’osaient plus se regarder, ils étaient désorientés et ivres de bonheur.
      Tels deux papillons de nuit qui se heurtent maladroitement, avec la même légèreté, leurs lèvres entrèrent en contact. Et avant même qu'ils comprennent ce qui leur arrivait, ils s'enlacèrent et leur visages se pressèrent l'un contre l'autre, aveuglément.
      Vingt secondes.
      Ils se rendirent compte de la situation quand l'ordre d'évacuation de la station retentit dans les hauts parleur. Plus aucun Covenant ne grouillait dans les couloirs, tout était encore plus calme malgré l'alarme retentissante, le canon AM qui tirait et les Marines qui braillaient. Certains se disaient déjà adieu, d'autres étaient secoués de sanglot, et d'autre encore affrontaient la réalité avec un courage époustouflant.
      Miranda et Johnson entrèrent main dans la main dans le pélican et fermèrent la soute qui se décompressa. Elle prit les commandes et la plate-forme sur laquelle le pélican reposait descendait lentement dans le vide, afin de décoller du mieux possible.
      Dix secondes.
      Les vaisseaux Covenant s’éloignaient doucement de la Station. Tout doucement. Les moteurs du Pélican vrombissaient dans une pièce où une porte s'ouvrait lentement. Elle en était déjà à la moitié. Le véhicule volant était déjà prêt à partir, dirigé par un pilote entraîné.
      Cinq secondes.
      La porte était ouverte.
      Trois secondes.
      Le Pélican...
      Deux secondes.
      … était dehors, sous la station, il avait encore quelques mètre à parcourir.
      Une seconde.
      Un silence extrêmement lourd régnait partout. Le Canon AM tira une derrière décharge, touchant un vaisseau amiral qui explosa sur le coup. Le général appuyait sur le bouton de la nacelle de sauvetage. Certaines étaient déjà parties. Des débris des autres stations venait cabosser la tôle du Caire. Des Marines criaient de joie face au retrait Covenants, à l'intérieur de la station. Il ne savait pas.
      Un autre marine, seul dans une grande salle vide, sous le canon AM, venait d'abattre un grognard pleurnichard. Il étudia au centre de la pièce ce qui ressemblait à une grosse boule pleine de piquant, noire et clignotante. La lumière vira au rouge et un bruit se fit entendre, des petits bip réguliers de plus en plus rapides.
      La main de Miranda serrait celle de Johnson, qui à son tour resserra l’étreinte. Les deux regards se plongèrent l'un dans l'autre. Un sourire apparu sur chacun des deux visage. Pour la première fois, chacun vit sa propre expression sur le visage de l'autre...
      Zéro seconde.
      … c'était aussi la dernière.

...sous l'arc de la voûte pendent, par une
subtile magie, plusieurs files de lampes étoilées
et d’étincelants falots qui, nourrit de naphte
et d'asphalte, répandent la lumière.


       «Plus aucun être ne pensa durant les cent mille années qui suivirent. Plus aucun... »

*Citations d'ouverture et de fermeture de William Blake.




Hero Of War




Hero of War à été écrit lors du Concours Halo Création #6 : Hero Of War, et retranscrit les paroles de la chanson éponyme.



       Guerre.
       C’est une notion impitoyable. Complexe et incomprise pas la plupart des gens. En fait, je pense que les personnes aptes à cerner complètement ce terme sont les gens comme moi. Les « héros ». Héros ? Si vous étiez à ma place, vous n’utiliseriez pas ce terme. Si vous connaissiez ma vie, mon parcourt dans cet atroce enchevêtrement d’actes abominables et injustes qu’est la guerre, vous sauriez comment m’appeler.
       C’est d’ailleurs ce que je vais faire. Vous raconter ma vie. Banal comme acte, me direz-vous. Une autobiographie pour renforcer ses arguments. D’aucuns diraient que c’est pathétique. Mais je l’assume pleinement.
       C’était il y a dix ans de cela. Mon père est venu me voir, fier, souriant. Il me fit assoir et me demanda si j’avais vu le monde. Qu’entendait t-il par là ? Je n’en savais rien. Mais j’étais curieux de savoir. Il m’a dit « Fils, prends simplement cette arme, tu seras même payé ! ». Sans que je n’en sache rien, je fus enrôlé dans l’armée de mon pays. Portant dans ma main ce drapeau coloré.
       J’étais fier ! J’étais endoctriné en bon soldat et étais prêt à mourir si nécessaire. Pour ce drapeau, pour ce qu’il représente. En quelques jours, j’avais mon uniforme, mes bottes noires brillantes tant j’avais craché dessus pour les nettoyer.
       Puis ils m’ont coupé les cheveux. Malgré une mine affreuse et un mauvais pressentiment, tout allait bien. Je me trouvais bien. A ma place, parmi tous ces soldats. Des clones pour ainsi dire. Presque chauves, toujours la même tenue. Chantant la même chanson, marchant au pas. On est tous devenus amis, alors que nous apprenions à nous battre.
« Un héros de guerre. C’est ce que je vais être ! Et quand je rentrerai à la maison, ils seront fiers de moi. » Disais-je. Ce drapeau, je le porterai, jusqu’à la mort s’il le faut ! Parce que c’est un drapeau que j’aime. Un drapeau en lequel j’ai confiance !
       Le front. Les missions suicides. Les attentats. Les prises d’otages. Les infiltrations. Les assassinats. Les tortures. C’est très rapidement devenu un quotidien. Je me rappellerai toujours la première fois.
       J’ai défoncé la porte, hurlé mes commandements. Les enfants pleuraient dans leur coin, mais j’ai eu mon homme. On l’a alors emmené, un sac sur la tête, loin de sa famille et de ses amis. Arrivé au campement, ils lui ont retiré ses vêtements. Ils lui ont pissé dans les mains ! Je leur ai demandé de s’arrêter. Mais très vite, j’ai fais comme eux.
       Riant aux éclats, ils… on l’a frappé avec nos armes et des bâtons. Pas juste une fois ! Mais encore et encore. Jusqu’à son dernier souffle. Il avait dit tout ce qu’il savait.
       Ouais ! Un Héros de guerre. C’est ce que je vais être ! Et quand je rentrerai, ils seront fiers de ce que j’ai fait. Mais ce drapeau, je l’aime ! Je crois en lui, et je le transporterai jusqu’à la tombe s’il le faut !
       Lorsque mon dernier jour de front arriva. Lorsque je sus que je rentrerai le lendemain chez moi, mon endoctrinement s’est définitivement effondré. Cette petite fille, une ennemie. Elle marchait au milieu des balles et du brouillard de guerre.
       Je lui ai demandé de s’arrêter. Je l’ai suppliée de rester où elle se trouvait. De rentrer chez elle. Mais elle a avancé. Alors j’ai obéi. J’ai levé mon arme, gravement. Mon regard plongé dans le sien. On avait le visage embué de larmes, tous les deux…
       Et j’ai tiré.
       Les cartouches fusèrent l’air. Traversèrent la fumée. Pénétrèrent dans le sable, que le sang avait déjà imbibé. Elle s’est écroulée. Son corps inerte était secoué de spasmes. Elle vivait encore. Elle agonisait.
       Je l’ai achevée.
       C’est alors que je le vit. Dans sa main, elle portait un drapeau. Un drapeau blanc comme neige.

       Un héros de Guerre ! C’est ce que je suis. C’est tout ce qu’il voit ! Juste des médailles, des cicatrices indélébiles sur le corps. Fiers de moi. Mais ils ne voient pas les cicatrices au plus profond de mon être.
       Ce drapeau, je l’ai ramené à la maison. Aujourd’hui il prend la poussière. Mais c’est un drapeau que j’aime. Le seul drapeau en lequel j’ai cru.

       « Guerre ». Ce n’est pas qu’un simple mot. C’est une notion, impliquant des centaines de milliers de vie. Une notion bien étrange, tout comme le mot Héros.
       La Guerre, c’est l’erreur humaine. C’est tout ce qu’il y a de mauvais en nous. C’est la critique des sociétés, la critique de la hiérarchie. Des ordres injustifiés tels que l’assassinat pur et simple d’une porteuse de paix.
       Je n’oublierai jamais son visage. Je n’oublierai jamais la Guerre.
       Et aujourd’hui, je peux te répondre Papa. Oui, j’ai vu le monde. Et je ne l’ai que trop compris.



Pace




Pace est un texte traitant de la guerre et de la paix. Il s'agit de la réflexion d'un homme quant à la valeur de la Guerre, de la Paix, et des croyances... Aucune portée religieuse ou orientation politique n'est transcrite dans ce texte.
Ce texte sera certainement introduit dans ma fanfiction "Toute une vie, toute une mort".



//-- MESSAGE
Provenance : Soldat GR-2105-PX
Destinataire : Civil #23010712XX12


Sujet : [SANS OBJET]

     Salut ma chérie. Je ne sais pas si j'ai le droit d'utiliser ce canal. J'ai dû utiliser ton numéro de civil pour te l'envoyer. Ce canal est normalement réservé aux officiers. Mais il fallait que je te parle, une dernière fois,
     Tu sais, je t'avais promis cette maison, sur Eridanus II. Celle de tes rêves. J'avais aussi promis que je reviendrai. Mais dans les deux cas, je ne pourrai pas tenir mes promesses. Je me sens faible. Et impuissant, face à cette menace.
     Je ne pensais pas qu'on pourrait se faire massacrer de cette manière, à domicile. Nous sommes en train d'essayer de fuir vers les hauteurs, afin de ne pas se faire avoir par la vague de vitrification qui ne devrait plus tarder. Ils font ça pour toutes les planètes, la Terre ne devrait pas déroger à la règle.
     On a quand même réussi à atteindre un point assez élevé pour se reposer. J'espère qu'on ne se fera pas repérer.
     Sache que je pense à toi à tout instant. Que je me bat pour toi. Mais nous n'avons que peu de chances... Je me battrai tout de même jusqu'au bout, pour toi.
     Les autres sont optimistes quant à nos chances de rentrer. Pas moi. Ils parlent déjà de la fin de la guerre. Une fois que les quelques spartans restants, avec l'aide des ODST, auront donné une bonne leçon à ces Covenants. Ce n'est pas impossible.
     Mais j'ai de gros doutes. De gros doute concernant tout ça. Mais eux, ils sont très confiants. Ils discutent de ce qu'ils feront une fois que la paix sera là. Une fois qu'on sera tous en paix !

     Je crois que je ne suis pas le seul à penser qu'on a aucune chance. J'ai vu Rich prier tout à l'heure. Je ne savais pas qu'il croyait en un dieu. Je n'ai jamais parlé de mes croyances, moi.
     Tu m'avais demandé un jour de te raconter ce que je pensais de tout ça. Je t'avais promis que plus tard, je t'expliquerai. Le moment est apparemment venu. Je crois sincèrement, que le dieu existe. Mais pas sous la forme d'un seul être surpuissant. Non, je pense que le dieu, c'est une allégorie de l'humanité. Lorsque l'on prie un dieu, on prie les humains de faire une succession d’événements afin qu'on puisse obtenir ce que l'on désire.
     Chaque être humain possède un libre arbitre. Mais quelque chose me dit qu'on est tous reliés, et que les Hommes interagissent entre eux pour donner ce qu'on considère comme miraculeux. C'est moins égoïste, comme point de vue. De se dire que sans les autres, on n'est rien.

     Voilà, j'aurai au moins tenu cette promesse. Car la promesse d'apporter la Paix, je ne peux pas la tenir.
     La paix. Là aussi je peux te dire ce que je crois : que la paix n'existe pas sans la guerre. Pas de guerre, pas de paix. Pas de paix, une guerre. C'est une boucle infinie, de laquelle on ne pourra jamais s'échapper. Et chaque être humain qui désire la paix, désire la guerre. L’interaction qu'il y entre nous, nous pousse à croire en la paix, donc en la guerre.
     Si vis pacem, para bellum,
     Je ne veux pas que tu vives dans un monde crédule et sans pitié. Je veux qui tu vives en ayant l'image d'un père qui défend ses convictions, et qui se battra pour toi jusqu'à la fin.

     Car tu es un maillon de la chaîne, et sans toi, il n'y aura pas de paix. Ni de guerre. Sans toi, il n'y aurait que le néant pour moi. C'est pourquoi je me battrai jusqu'au bout. Pour que tu ne vives pas dans le doute.
     Ce message est sans doute un peu confus, mais je ne peux vraiment pas rester très longtemps.
     
     J’espère que tu comprendra, et que tu n'en voudra pas ) ton pauvre père.
     Je sais que tu resteras forte, pour toute l'humanité.
     Pour que la guerre subsiste, afin qu'on puisse enfin avoir une forme de Paix, même si ce n'est que pour une courte durée.
     
     Je sais que tu es capable de beaucoup, Catherine.     

     Je t'aime.
     Ton père, Grey.




Where Is My Mind




Where Is My Mind est à l'origine un écrit composé lors de l'écoute répétitive de la chanson éponyme. Il a ensuite été introduit dans ma fanfiction Emily, car les sentiments sont reliés entre eux, et sert à la compréhension du personnage principal.



      Marcher seul dans la rue. Courir seul, penser seul. Divaguer. Penser à nouveau. S'enfoncer dans les méandres d'un esprit tourmenté. Que faire ? Que dire ? Marche seul dans la rue, cherche l'espoir. Cherche la providence. Trouve ce que tu veux, trouve ce à quoi tu penses. Enveloppe-toi dans le velours de cette danse, qui te portera par delà les limites de l'esprit. Là où tu crois que tout est fini. Que tout à une fin.
      Après avoir marché des heures durant, te morfondant sur ton sort, sur ta vie. Tu ne pense qu'à ça : se poser près d'un ruisseau. Lever les pieds au ciel pour mieux voir le reflet de son être. Peut être comprendre ce que l'on est. Ce que l'on sera. Qui sait. Tu le fais. C'est tout.
      Essayer de dormir. Réessayer. Fermer les yeux. Les ouvrir. Regarder ses mains. Puis le ciel. S'accrocher à un rêve si lointain. Un rêve si beau, si doux. Si réel... S'élever dans les airs en se détachant de son corps. Sentir que l'on s'en va, que l'on s'extirpe de ce corps éteint. Et vide désormais.
      Puis tout s'effondre. Tu retombe dans cette enveloppe lourde et dure. Puis tu te demande. Encore. Encore... Qui suis-je ? Pourquoi toutes ces choses ? Pourquoi rien ne se passe comme prévu ? Pourquoi tout va de travers ? Pourquoi toutes ses questions ? Tu pars, tu t'en va. Ton esprit s’envole à nouveau. Il part loin, avec tes rêves.
      Ton regard est vide, tu ne sais plus. Mais ton esprit vague déjà à ses occupations. Il est déjà là bas. Même s'il n'est pas toi, tu es lui. Et le son de ton cœur qui bat se répercute en écho dans son enveloppe si légère.
      Puis soudain tu sens qu'il y a quelqu'un. Si proche. Tu retombes. La voix est douce. Elle est reconnaissable. Tu la connais. Tout ce qui l'entoure se cache. Sauf toi. Et ce poisson, gai, simple, élégant. Optimiste. Il te crie de t'accrocher à tes rêves. D'avancer. Alors tu te lèves. Tu t'avances vers elle.
      D'abord un regard, puis un mot, un son. La vie en un mot. « Toi ».
      L'espoir renaît, il est ravivé par la flamme intense qui coule au fond de l’abîme dans ton cœur. Tu le sens cogner contre ta poitrine. Ses yeux si profonds, ses mains si douces, sa bouche qui appelle, incommensurablement, la fin d'un grand vide qu'elle désire combler. Tu t'approche doucement, osant à peine y croire. Il n'est pas évident de définir le sentiment qui emplit tout ton corps à ce moment même, où il réfute la réalité pour s'agripper à un rêve intense. La distance qui vous sépare n'est pas grande, elle est même très courte, et se rétrécie petit à petit, dans cet espace clos. Tu vois cette rose blanche accrochée à ses cheveux. Elle la prend dans ses mains et te la tend.
      Tes pensées s’enchaînent à une telle vitesse que tu ne crois plus en rien. Tu fais un autre pas en avant. Un autre bond vers l'irréaliste. Tendant la main vers cette rose inespérée. La touchant du bout des doigts. Encore un pas. Tendre et doucereux. Entreprenant. Tu attrape la rose, et la regarde intensément durant une dizaine de secondes, attendant la fin de ce lieu onirique. Mais rien ne s'arrête. Tout continue. Alors tu lèves la tête et plonges ton regard dans le sien. Puis, scindant l'air, tu t'élances dans ses bras. La légèreté est de mise dans ce geste, tu tombes contre elle, tout près. Tu la sens contre toi, elle te chuchote ces mots si attendus à ton oreille, qui te font sourire, qui t'aident à tenir debout, et à surmonter tes envies, tes désirs. Car à cet instant, la seule chose qui t’intéresse, qui occupe toute la place dans ton esprit : c'est elle.
      Tu prends sa main, la regardes dans les yeux, et commences à danser. Une danse gaie, simple et vivante. Vos corps bougent en symbiose, le son augmente, tes oreilles sifflent, et sans t’en apercevoir, tu monte dans les airs, avec elle. Le ciel se rapproche de toi, le soleil te berce avec ses derniers rayons qui percent à travers les nuages. Mais pour rien au monde tu ne briseras cette étreinte interdite, ce regard éternel. Toute ta vie tu as rêvé de ça, tu as rêvé de ce petit instant de bonheur. Et il continue, encore et encore.
      Tu attrapes son autre main et commence à la faire danser dans les airs, voluptueusement. Elle sourit, tu lui souris. Un regard complice s'installe et les sourires qui se dessinent sur vos deux visages sont réels. Splendide paroxysme, elle se rapproche de toi dans un but qui t'échappe encore. Tu aimes ce moment et tu pries pour qu'il dure éternellement. La rose t'échappe des mains lorsque tu la prends par la taille, scrutant son visage à la recherche de l’imperfection. Jamais tu ne la trouvas. Elle était parfaite. Heureuse d'être là. Enfin.
      Elle te sert tout contre son corps, et se love dans ton coup alors que vous entamer une marche calme et douce. Est-ce un rêve ? Est-ce réel ? Tu n'as pas envie de retomber. Tu n'as pas envie de t'échouer contre le sol, si bas à présent. Tu espères rester en haut aussi longtemps que ton esprit le voudra.
      Mais plus rien ne va. Tu entends ses cris se répercuter dans tes oreilles, dans ton cœur, dans ta tête. Inlassablement, sa voix t'enlace, te prend dans un tourment infini de plaisir et d'envie. Tu la serre plus fort contre toi, plus près de toi. Sa peau est si douce, si pâle. Son souffle chaud se loge dans ton épaule, te fais frémir d’excitation. Tout semble si réel. Si vrai.
      L’optimisme te fait perdre la tête. Tu penses trop, tu danses trop. Tu pleures trop. Tu retombe lourdement sur les faits. Sur tes actes passés. Le crime passionnel est-il réellement une erreur ? Même rêvé, est-ce malhonnête ?
      Oui. Sans doute. Mais c'est plus fort que tout, cet amour qui emplit ton corps à chaque seconde. Si fort que tu veux t'en laver. T'en débarrasser.
      A force de la serrer contre toi, tu sais. Tu sais que plus rien ne va. Tu sais que de plus en plus, la vie s'en va. Tu sais qu'elle est de moins en moins présente. Tu le sens. Contre toi, elle est froide. Silencieuse, triste. Morne.
      Tu te demande alors si tu as bien fait. Tu sais que non. La vie n'est plus rien sans elle. Il faut la retrouver. La chercher. Dans les plus profondes abysses du désespoir, tu trouveras peut être ton bonheur.
      Parler à une tierce personne. Réfléchir à ses actes, et lui en parler.
      Oublier tes actes dans une entité qui te dépasse. Te substituer.
      Mais c'est toi qui as oublié. Le sens de la vie. Le sens du mot amour.
      Tu danses toujours, vivement. Avec dans tes bras ta vie. Ta mort. Ton futur, ton passé. Ce que tu tiens dans tes bras, que tu fais danser. A qui tu souris. A qui tu essaies de parler. Avec qui tu tente de renouer le contact.
      C'est elle et elle seule. L'amour de ta vie.
      Mais c'est trop tard. Il est trop tard pour agir. Elle est...
      …
      Elle est partie. Et plus rien ne la fera revenir. Pourtant. Tu ne la connais même pas. Tu ne sais pas la moindre chose d'elle. Si ce n'est son physique et sa voix.
      Tu ne l'as jamais vue en face. Tu ne lui as jamais parlé. Tu ne l'as jamais approchée.       
      Tu te contentais de la voir, l'observer. La regarder. L'aimer. De tout ton cœur.
      L'injustice frappe tout ton être, tu sais que c'est ainsi. Qu'elle est partie pour toujours, loin de toi. Que peut être jamais tu ne la reverras. Mais l’espoir subsiste. Tu gardes espoir qu'un jour, elle revienne de là, et remplace cette coquille vide que tu as dans tes bras, et qui commence à partir. Doucement. Sûrement.
      Et là tu regrette de tout ton corps de ne pas t'être lancé plus tôt. De ne pas avoir été assez courageux pour faire ce que tu devais faire. Mais maintenant, tu sais que tu vas le faire. Tu sais que tu va la chercher. La rechercher. Même s'il faut aller au bout du monde pour ça. Tu la reverras.
      Et enfin...
      ...la douce silhouette de l'espérance s'efface au fond, loin de ton esprit. Loin...
      
      Puis tu retombes. Lourdement. Terminé, Enfin. Et là tu regardes le ciel. Tu regardes l'herbe grasse qui t'entoure. Tu te demandes ce qui s'est passé. Ce que c'était. Ce que ton esprit essaie de te dire.
      -... un rêve...      
      Ton esprit. Il est revenu. Mais déjà tu n'y crois plus. A ne jamais perdre espoir.

      Et là, virevoltant, svelte et léger, un pétale de rose blanche tournoie au dessus de ta tête et tombe sur tes lèvres.
      ...
      Oui. Je l'aime.







Forerunner




Fanfiction en 4 chapitres écrite à l'occasion du concours de FanFictions de FunDream (il y a un moment maintenant). Jamais recorrigée, jamais relue, elle reste une ébauche d'un texte qui aurait pu être bien mieux travaillé et terminé.



      Rien ne laissait transparaître une quelconque faiblesse émotionnel chez cet homme. Il était grand et fort, toujours froid, parlait rarement, aurait pu être un philosophe stoïcien à tel point il se fichait de tout ce qui l'entourait, des événements, des meurtres, des amours, des haines, des guerres, des paix, des amitiés, des combats, des jeux, des familles. Rien ne laissait transparaître une quelconque faiblesse dans sa démence, dans sa répartie qui constituait quatre vingt pour cent de ses paroles. Rien ne semblait affaiblir cet homme, rien. Mais cela allait bientôt changer changer. Il allait savoir, il allait apprendre, il allait découvrir et comprendre. Il allait se souvenir, rêver et réfléchir. Il allait vivre, il allait mourir. Il allait sentir et voir; toucher et goûter. Tout ça à travers les yeux, la bouche, le cœur, les sens d'une personne, non, d'un être inerte, détruit. Un être complètement mort, dénué de toutes sensations, de tout ce qui peut être qualifié d'humains. Et pourtant, il l'a bien été.
       C'est son ancêtre. Notre ancêtre. A tous, à toi, à moi, à lui, cet homme que rien n'atteint, que rien ne touche, à travers son armure de combat qu'il arbore en souvenir de ses combats et de la guerre. En souvenir de son ancienne vie de spartan. Il commence une nouvelle vie, ou en recommence une. Mais pas tout à fait. Il va mourir pour une vie, et revivre la mort. La mort qu'il a tant côtoyer, qu'il a tant donné, et qu'il n'a jamais reçu. Il va savoir. Nous aussi.




Emily




Emily est la FanFiction qui me tient le plus à cœur. Je l'écris de la façon la plus désordonnée et déstabilisante possible volontairement. Elle raconte l'aventure d'un jeune homme qui est fout amoureux d'une célèbre actrice. Mais à travers sa quête amoureuse, il se verra embarqué dans quelque chose de bien plus important et qui le dépasse.



      Emily. Vingt deux ans. Actrice. Elle vit sans limites, dans un monde en paix, sur Madrigal. Ses films passionnent, elle est magnifique, joue ses rôles à la perfection et est devenue l'une des meilleures actrices de ce monde humain. Elle vit pourtant simplement, comme une jeune. Du moins elle le voudrait. L'anonymat est impossible à garder et elle a du s'y faire. C'est une femme remplit de bonne volonté et prête à tout pour ses amis. Pour son petit ami. Mais malgré tout, elle vit bien et est heureuse.
      Un jour sa mère meure. Elle se met à déprimer sévèrement et cherche la main qui viendrait la sauver. Une bulle dans laquelle elle pourrait s'enfermer. Néanmoins la réalité la ratrappe. Tout le temps.

      La vie d'Emily m'a toujours passionné. Même si aujourd'hui elle est morte, la faute aux Covenants, elle restera toujours un mystère pour moi. Une boite à mystère qui m'a effleuré l'esprit et m'a attiré si bien que j'en suis tombé... Comment dire ? Amoureux ? Non c'était plus fort que ça. Bref, j'avais besoin d'écrire ceci, pour moi, pour elle, pour tous ceux qui se souvienne de ce qu'elle était. Je me dois de raconter sa vie, qui fut la mienne un temps, car j'en suis tout simplement empreint, jusqu'au plus profond de moi-même. Rien ni personne n'aurait pu échapper à ce destin impitoyable. J'ai survécu, pas elle. C'est comme ça.
      Nous sommes en 2554, j'ai 45 ans. Elle en aurait eu 52 aujourd'hui.
      ...
      C'est sa vie.





Toute une Vie, Toute une Mort (TUVTUM)




Toute une Vie, Toute une Mort (ou TUVTUM) est la FanFiction pilier de toutes les autres. En stand-y pour le moment, il faut savoir que toutes mes fanfictions sont liées à celle-ci. C'est la clé de voûte de l’univers que je créé in-Halo.



      Il faisait sombre, il faisait froid. Tout s’enveloppait dans un épais brouillard noir, refroidis par l’aura malsaine de la Mort. Quelqu’un criait, mais semblait plutôt chuchoter aux oreilles de cet agonisant. Plus rien n’avait de sens, ni les mots, ni les gestes criés pas Jean. Même pas les tirs continuels des envahisseurs parvenaient à ses oreilles. Les Monde étaient en arrêt total, les gestes, les horreurs, les gens, les balles, tout était figé. Soudain il l’entendit. Le son était clair comme la première note d’un piano que l’on vient d’accorder.
-Non ! NON ! Tu n’as pas le droit de mourir !
      C’était bien Jean, et à travers sa voix, on devinait qu’elle pleurait. Elle s’effondra sur son corps et essaya tant bien que mal à le sauver. Mais en vain. C’est alors qu’une voix, un râle, un essoufflement, presque un gargouillement inaudible sortit de sa bouche.
-Il parait que ... quand on meurt... on voit défiler tout sa vie... devant soi...
       Elle pleura. Il n’avait jamais aimé quand elle pleurait, mais il ne pouvait rien faire.
Tout s’envola soudain pour laisser place, de plus en plus, à cette pièce où toute sa vie à commencer. Pas sa vie au sens propre du terme, mais plutôt toute sa raison de vivre.
-Je crois... que c’est vrai...
      Il ferma les yeux et l’image prit alors forme. Il se revit, miroitant, dans la tenue réglementaire des Marines, beau et propre, loin de toutes ces batailles et toutes ces horreurs. Loin de Jean et ses pleurs. Tout semblait si réel...




Un Chat Noir (Hors-Série)




Hors-série dans le sens où il ne traite pas d'Halo. Néanmoins, ça reste un des mes textes préférés, qui me noue le coeur à chaque fois. 2crit suite au visionnage d'une vidéo particulièrement dure.



     Elle jouait. Simplement. Tranquillement.

     Il était aux environs de vingt heures du soir, elle avait huit ans. La nuit se lovait progressivement entre les habitations de la rue étroite. Elle riait aux éclat, parlait, criait, tournait sur elle même.
     Seule.
     Au bout de la rue, une forme blanchâtre s'avançait lentement sur les pavés noirs de la route mal éclairée. Lentement mais sûrement, la camionnette s'approchait de la fillette. Le silence régnait ici bas, attendait le drame. Il attendait la Fatalité même de ce qui était inévitable.
     Elle a alors tourné le dos à la rue, scrutant avec attention le chat noir qui dévalait les poubelles. Il l'amusait beaucoup avec sa queue mal formée, écrasée. Sûrement un signe.
     Peut être que la vision du chauffeur était restreinte, peut être n'avait t-il pas de lumière. Peut être pas. Quoiqu'il en soit, il y eu un tremblement. Elle fut violemment projetée à l'avant de la camionnette qui eu le temps de passer la première roue pas dessus ses jambes sveltes. Un temps d'arrêt, sinistre, oppressant, emplit le chauffeur. Un cri retentit. Sans savoir que faire, il redémarra. La seconde roue lui passa par dessus.

     De là commença le supplice. L'agonie resplendissante d'une gamine aux portes de la mort. Le silence s’éteint, laissant place soudain à un homme adulte, habillé de blanc, marchant bruyamment sur le sol moult fois mouillé. Mais pas de sang.
     Des pleurs atroces scindaient l'air, mais rien à faire. L'homme passa son chemin, sans un regard, sans une once de compassion. Pourtant la couleur noire de la route était devenue d'un rouge passionné, sanguinaire. Mais rien à faire, il passa, sans lui porter secours. Sans lui tendre la main. Il était déjà parti.
     
     Deux hommes cette fois, mal habillés, mal famés. Aucune chance. Malgré les pleurs de plus en plus faibles, ils s'en allèrent, sans pitié. Cruel et mauvais. Ignorant ce que la vie de cette gamine allait devenir. Sans intention aucune de la secourir.
     Une voiture suivit le même chemin que le monstre blanc. La tache rouge était bien visible malgré le faible éclairage de la rue. Le chauffeur la vit mais n'en pensa pas moins. Néanmoins il eu la décence de l'éviter, sans s'arrêter. Sans appeler les secours.
     D'autres personne passaient par là, pas un seul succès. Pas un regard, pas une aide, pas un secours. Des gens blasés, fatigués, réfutant la vérité qui leur crevait les yeux. Une telle cruauté de devrait pas être permise. Et pourtant...
     
     Un autre camion. Plus petit certes. On espérait le miracle, mais non, rien à faire. Il ne la vit pas, où était trop vil pour l'aider. Finalement ! Il a peut être voulu l'aider. Abréger ses souffrances en lui roulant dessus à nouveau ? Deux fois oui. Insoutenable pour la fillette. Elle n'avait plus rien à espéré de cette population naissante, de cette machinerie intensément douloureuse qui lui suçait le sang jusqu'à la moelle.
     Non, rien a faire.
     Deux autre véhicules l'évitèrent, mais sans faire de pause. Toujours aucun acte de sympathie ou de pitié. Aucun acte héroïque car oui, à ce stade, c'aurait été de l’héroïsme. Au plus haut point.
     
     Héros naissant, héros mourant. Il déposa son sac à dix mètres, jaugea la situation, scruta attentivement la flaque de sang qui avait giclé sur deux mètres, et qui s'écoulait lentement, succinctement sur le sol plat et morne. Sur le parterre mortifié. Se demandant pourquoi aucun être n'avait réagi plus tôt. Il la sortit de la route. Simplement. Ses jambes suivirent, tant bien que mal, laissant une longue traînée de sang sur les deux mètres qu'il l’avait traînée. Le sang était déjà coagulé et dégoulinait sur les mains du sauveur.

     Injustice ou acharnement ? Quoiqu'il en soit, sa vie s'est terminée. L'agonie a duré seulement deux minutes et trente secondes.
     
     Il faudrait plus de héros dans cette vie, plus de courage, plus de gens audacieux et sain d'esprit. Pourtant, une telle ignorance de la chose a coûté la vie d'un être chéri, laissé sans surveillance pendant cinq minutes seulement. Cinq minutes de trop.
     Le monstre n'aura rien perdu. Le Héros aura gagné trois ans de prison pour homicide involontaire. Elle, elle aura payé de sa vie, l'erreur de dizaines de personnes.

      La nuit embrassait calmement les rouages de la machine infernale qui chaque jour, tue des millions de personnes innocentes et gâche la vie des gens les plus normaux.
     Chaque nuit, un chat noir se fait écraser la queue. Chaque nuit, ce chat tue quelqu'un.



Poèmes : Belle Inconnue (Hors-Série)




Il s'agit d'un petit recueil de poème non exhaustif qui traite de ma vie privée.






One Final Effort




One-shot écrit dans le cadre du concours Halo Créa #21, sur le thème "One Final Effort". L'histoire met en scène un spartan déchiré par sa vie qu'il sait sans avenir ni humanité. On suit son parcours psychologique après qu'il a accompli sa dernière mission en date.



One Final Effort


     L’homme était à bout de forces. Ses cheveux, trempés la pluie qui tombait sur le décor macabre, étaient plaqués sur son front durcit par les combats. Avec le temps, ils avaient eu le temps de pousser et d’atteindre une longueur bien trop importante à ses yeux. Il avait à peine de quoi se raser et éviter d’avoir une barbe qui l’aurait empêché d’enfiler son casque de Spartan.
     L’eau ruisselait sur les formes usées de son armure, passant indifféremment sur chaque défaut, chaque impact et chaque rayure qui définissaient à présent l’homme qu’il était. Tout ce que l’humanité retiendrait de lui, tout ce qui resterait de son corps, ce sont ces traces indélébiles de la somme de ses efforts.
     Il avait les deux genoux à terre, dans la boue. Ses bras tombaient le long de son corps, et son regard était dirigé vers l’obstacle qui se tenait à présent devant lui. Il resta dans cette position un temps extrêmement long. .. C’était plus de trois ans d’efforts qui arrivaient à terme. Et il le savait.
     Il abaissa son regard vers son casque, à présent brisé, qui reposait à quelques mètres de lui, au milieu des cadavres jonchant le sol. L’eau qui y coulait se mélangeait à la putréfaction des corps sans vie, et le sang essayait de sortir de son bain, se mêlant à l’eau, et créant ainsi un liquide violacé qui tapissait la zone. Peut-être le sang espérait par-là obtenir une seconde vie, à l’air libre. Sans contrainte. Sans rythme imposé. Sans effort.

     L’arme du soldat était à ses pieds, sans munition. Sans fonction. Elle avait accompli son travail avec succès, et était maintenant vouée à disparaître. Tout comme lui. Il avait terminé sa mission et n’avait plus qu’un effort à faire, avant de disparaître également. Lui aussi espérait faire comme le sang. Mais c’était impossible.

     Parmi les gouttes d’eau qui inondaient son visage, on pouvait distinguer une larme. Cette larme qu’il retenait depuis bien trop longtemps. Cette larme qui criait au secours à sa place, qui suppliait qu’on lui donne une vie loin de tous ces cauchemars et de tous ces sacrifices. Cette larme qui hurlait à sa place, descendait le long de sa joue noircie, laissant derrière elle une trainée blanche.


     Mais il avait accepté ce destin funeste. Il ne voulait plus se battre. Il ne voulait plus n’être qu’un pion. Il leva les yeux, quittant le sol violet pour regarder le ciel. Il l’observa longuement avant de décider que le moment était venu. Il venait d’effectuer sa mission avec succès, et le temps était venu pour lui de partir.
     Enfin.


     Il sortit un revolver inutilisé de sa sacoche. Reluisant, mat, sans défaut. Lui aussi n’avait qu’une seule fonction. Et il allait l’accomplir. Il le regarda un long moment, réalisant l’ampleur du geste qu’il allait faire.
     Il attendait. Encore. Encore.
     Puis enfin, le Pélican entra dans son champ de vision, embrasant l’atmosphère d’un son lourd, lointain, familier, qui apaisa l’homme. Il regarda à nouveau le ciel.

     Sa larme s’écrasa lourdement contre le sol.

     …

     « Juste un dernier effort… »

     Après la détonation, l’eau se mêla à un sang rouge. Rouge comme le sang d’un homme déchiré. Rouge comme les roses qui emplissaient ses rêves, et l’emmenèrent là où il repose maintenant.







Dernière édition par Nakira le Mer 5 Déc 2012 - 21:25, édité 1 fois

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Re: [RECUEIL] Les p'tits gris de Nakira

Message par FaNAtiiK le Ven 14 Sep 2012 - 18:46

J'ai beaucoup aimé le premier ^^
J'adore ce genre de Fanfic ou l'on enlève juste un maillon de l'histoire pour tout changer ^^

P-S: Une faute ici:
@Nakira a écrit:2crit suite au visionnage d'une vidéo particulièrement dure.

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Re: [RECUEIL] Les p'tits gris de Nakira

Message par Nakira le Mer 5 Déc 2012 - 21:26

Mise à jour : ajout de mon dernier écrit : "One Final Effort", fait à l'occasion du concours HCRéA#20 sur le thème éponyme.

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Re: [RECUEIL] Les p'tits gris de Nakira

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